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Khol : le luxe émanation de feu le Second Marché

Par Olivier PICON

Une des manies des salles de marché consiste à inventer des modes, plus ou moins pertinentes, fréquemment traduites par des acronymes. Par exemple, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui ont eu leur heures de gloire il y a peu, ou aujourd’hui les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).

 

Pour faire face aux GAFA américains, la Bourse française vient de lancer les KHOL. Il ne s’agit ni d’un hommage à l’ancien chancelier allemand, qui fut un grand ami de la France, ni d’une référence au chou dans la langue de Goethe ou au produit de beauté égyptienne qui sert à faire « ressortir l’éclat des yeux », mais des initiales Kering, L’Oréal, LVMH et Hermès.

 

Les membres de ce quatuor figurent en haut du tableau des plus grosses et des plus belles affaires françaises. Ils offrent de nombreux traits communs. Toutefois, il y en a un qui n’a pas été souligné : en dehors de L’Oréal, d’ailleurs la moins spécialisée dans le luxe des quatre, ces reines de la Bourse plongent les racines de leur succès dans le défunt Second Marché.

 

LVMH a pris sa source dans Arnault et Associés, introduite dans la seconde partie des années 80. Kering trouve son origine dans Pinault, affaire de bois, entrée en Bourse presque en même temps (1988) et devenue, de mutation en mutation, Pinault Printemps Redoute avant de prendre sa raison sociale actuelle. Hermès, introduite déjà dans sa structure actuelle en 1993, est la seule qui a énormément grandi sans se métamorphoser.

 

Sans le Second Marché, la réussite des KHOL aurait-elle été possible? Peut-être. On ne refait pas l’histoire. Mais il est probable que leur croissance surtout externe aurait été un peu main-forte et rapide.

 

Hermès, LVMH, Kering sont incontestablement une émanation du Second Marché. Celui-ci a largement ranimé un tissu boursier qui s’étiolait dangereusement à l’orée des années 80. La place Paris vit encore largement sur cet acquis, mais, de nouveau, la cote s’appauvrit dangereusement.

 

L’hebdomadaire Le Point s’inquiète à juste titre (n°5 du juillet) que seules 7 entreprises se soient fait coter sur Euronext depuis début 2018 et que, dans le même temps, les introductions aient fléchi en Europe de 32% en valeur.

 

 

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